27 avril 2009
L'histoire bégaie !
Le temps des élus serait-il différent de celui du rythme des enfants ? De celui de la préoccupation des parents ?
En 1977, les villages de Belleau, Morey et Sivry avaient décidé de faire un regroupement scolaire. Soutenus par l'Education Nationale, les parents d'élèves avaient confié le projet à leurs élus. Nous savons tous ce qu'il en est aujourd'hui.
En 2007, une génération après, l'Inspection Académique décide de fermer la seconde classe de l'école du Grand Belleau. De nouveaux parents d'élèves prennent le projet à bras le corps et rencontrent les différents acteurs.
Petit à petit, le projet de défense d'une classe passe à celui de la création d'un groupe scolaire. Sans connaître le passé, ils arrivent aux mêmes conclusions : une école de la maternelle au CM2 est viable sur le Grand Belleau. L'histoire bégaie...
Ce projet de groupe scolaire voit le jour, lors d'une réunion en Novembre 2007 en présence de Messieurs Chabidon (Education Nationale), Dupont (maire du Grand Belleau), Félici (Syndicat Intercommunal Scolaire de Nomeny), Florentin (président de la Communauté de Communes de Seille et Mauchère) et les parents d'élèves.
Des promesses sont alors faites et l'ensemble des acteurs présents semblent vouloir aller dans le même sens. L'école-logique de Belleau serait une annexe de celle de Nomeny avec comme conséquences : le même suivi pédagogique, les mêmes activités, les mêmes conditions d''apprentissage.
Différentes réunions ont lieu. En Février 2009, un courrier de la Mairie du Grand Belleau demande à l'Inspection Académique l'ouverture d'une seconde classe sur Belleau. Il faut dire que les chiffres parlent d'eux mêmes. Notre commune compte plus de 800 habitants dont 120 de 3 à 12 ans sont concernés par le groupe scolaire.
Mars 2009, l'Education Nationale ouvre un second poste pour accueillir les CP. Dès l'annonce de cette ouverture, le SIS et son président, se prononcent contre la présence des enfants du CP, lors d'un vote où plus de 50% des élus présents n'ont pas souhaité participer au scrutin.
Qu'en sera-t-il en 2037 ? le temps des élus qui ne raisonnent qu'en termes financiers et politiques, n'est pas celui d'écoliers de 6 ans à qui on impose jusqu'à 36 heures de cours et trajets par semaine. Que vaut ce maillage scolaire, s'il n'est pas en adéquation avec les besoins constants de la population ? Qu'en est-il de la démocratie participative lorsque les parents ne sont plus invités aux négociations ?
Cette école est logique. Cette école est viable. Cette école participe au développement local de notre territoire. Pourquoi nos élus pensent ils encore qu'il est urgent d'attendre ?




